Témoignages

Changement d’emploi à la façon du Grand Roi

J’ai expérimenté la bienveillance de Dieu d’une manière toute particulière. À lui soit toute la gloire!

Fin 2009, je faisais partie des 9 licenciés de l’employeur DAVIS (nom fictif) où je travaillais depuis 1995. Il venait de faire l’objet d’une OPA réussie par un groupe canadien. Donc, restructuration. La tuile! En effet, j’avais passé le cap des 60 ans. Pilule amère à avaler après 14 ans de loyaux services dans la vente de biens d’investissement avec un chiffre d’affaire cumulé de CHF 95 millions à mon actif. Tout semblait plutôt compromis de retrouver un emploi dans mon domaine pour les quelques années qui me restaient avant la retraite.

Heureusement, Dieu a permis que je vive une période de 8 mois de chômage entre 1994 et 1995. Ainsi, je n’étais pas paniqué et je me suis mis de suite en action. Par ailleurs, mon contrat d’emploi stipulait 6 mois de préavis, ce qui représentait un certain « confort » face à l’échéance du 1er juillet 2010. Faire des offres de service est dicté par l’Office du Travail. C’est une discipline utile qui nourrit l’espoir mais c’est le réseau de relations qui est important en telle situation. Le Seigneur m’a fait quelques clins d’oeil : pistes prometteuses pour 2 emplois à temps partiel + un appoint éventuel par la caisse de chômage.

Tout ce temps de recherche a été bien sûr baigné de prières intenses mais a aussi été entremêlé de soucis, de moments d’angoisse, de déceptions, de sentiments de révolte. Mon regard n’a pas toujours reflété la foi d’Abraham. J’ai expérimenté Ps. 37.4 – 8 de manière très concrète.

Début mars 2010, je réponds à une annonce de l’entreprise DESCLOUS (nom fictif) sise de l’autre côté de la rue. DESCLOUS, spécialisée dans les systèmes standard, tournait très bien, alors que pour DAVIS, spécialisée dans les systèmes sur mesure et grands projets, c’était souvent tendu. Jusqu’en 2001, DAVIS et DESCLOUS ne formaient qu’une seule et même entreprise. Je connaissais donc une bonne partie de l’effectif de DESCLOUS, patron compris. Nous nous côtoyions ici et là, comme par exemple à la cantine. Je rencontre le patron, et il me propose un autre poste que celui de l’annonce. Il venait de le créer en fonction de mon profil et de mes compétences, mais aussi parce qu’il manquait le francophone pour la clientèle de Suisse romande! Le contrat d’embauche a été vite signé, si bien que je commençais début mai 2010, sans baisse de salaire! On peut parler d’une synchronisation parfaite.

Après plus de 2 ans d’activité dans mon nouvel emploi, quand je considère tous les détails, j’en reste tout simplement émerveillé. Le Seigneur a opéré pour mon épouse et moi un très grand miracle et je ne puis que le louer.

Etienne Contesse

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 Pour commencer mon témoignage, j’aimerais lire le Psaumes 116 v.1 à 5. Car comme David je veux dire : J’aime l’Eternel, car il entend ma voix, mes supplications ; car il a penché son oreille vers moi ; et je l’invoquerai toute ma vie. Les liens de la mort m’avaient environné, et les angoisses du sépulcre m’avaient saisie ; j’étais en proie à la détresse et à la douleur. Mais j’invoquai le nom de l’Eternel : O Eternel, sauve mon âme ! L’Eternel est miséricordieux et juste, notre Dieu est plein de compassion.

Depuis une semaine avant le 1er février, date où je suis tombée inconsciente au culte, j’avais mal à l’estomac et je croyais que c’était les médicaments que je prenais parce que j’ai de l’arthrose dans une hanche. Le vendredi avant mon accident cardiaque, je suis allée chez mon généraliste pour savoir ce que je devais faire. Le médecin n’étant pas là, la secrétaire m’a dit d’arrêter ces médicaments. Malgré cela, j’avais toujours mal à l’estomac.

Dimanche matin, je me sentais mal mais je ne pouvais pas dire ce qui me faisait mal. J’ai hésité à venir à La Tanne, mais comme des amis nous avaient invités pour le repas, j’y suis venue. A l’entrée de la salle, il y avait Philippe Fischer qui m’a demandé comment j’allais; j’ai commencé à lui dire : pas bien et je me reprends en lui disant : ce n’est pas normal de ma part de te dire mon mal être, alors que toi tu vis avec ton diabète et tes prothèses. Lorsque je suis sortie sur le brancard, je pense qu’il a compris que ce que je lui avais dit était vrai !!

Pendant la louange, je me suis levée un petit moment puis j’ai dû m’asseoir. Lorsque les enfants sont sortis pour leur programme, j’avais tellement mal que je me suis mise à prier en demandant à Dieu que s’Il voulait me reprendre, j’étais prête. C’est alors que j’ai posé ma tête sur la chaise qui était devant moi, puis ce fut le trou noir…., je n’ai plus rien vu. Désolée, j’en déçois plusieurs, il y a déjà plusieurs personnes qui m’ont demandé ce que j’ai vécu et ce que j’ai vu durant mon absence !

Lorsque je suis revenue à moi, j’ai pensé « quel drôle de rêve tu fais, je ne voyais que des bottes autour de moi !! J’entendais chanter, parler, je voyais des personnes pleurer, sans me rendre compte que c’était moi qui causais toutes ces émotions. J’ai été vraiment consciente qu’après avoir pu croquer la capsule de nitroglycérine et que les ambulanciers m’aient mis la perfusion.

Chantal, l’ambulancière m’a avouée que lorsqu’elle est arrivée près de moi et qu’elle a appris qu’il y avait des infirmières autour de moi, elle s’est sentie presque mal. Elle ne devait absolument pas faire d’erreur en sachant qu’il y avait tant de personnes expertes qui l’a regardaient.

Yann, l’ambulancier m’a affirmé que comme il est entré dans la salle, il a senti un tel amour, une telle paix qu’il en a été tout chamboulé, il n’avait jamais ressenti cela. En même temps, il y a eu tellement de personnes prêtes à aider que cela l’a étonné. D’habitude, m’a t il dit, tout le monde s’en va, il n’y personne qui nous aide, souvent par peur de faire faux !! Il était très reconnaissant. Moi aussi je vous remercie ! Yann m’a encore posé des questions sur l’Assemblée, la construction.

Lorsque je suis entrée dans la salle d’opération du centre hospitalier de Bienne, l’assistante m’annonce que c’est le docteur Spycher qui va m’opérer. Je demande si c’est le même cardiologue qui a un cabinet à Moutier ; on me répond par l’affirmative. Je lui raconte que mon mari est son patient et une sympathique discussion commence. Il me demande ce qui s’est passé pour que j’arrive chez lui et je lui dis que j’ai eu un malaise et que je suis tombée durant le culte. Il veut savoir dans quel culte. Je lui réponds et il me dit : mon fils était-il là ? Je lui réponds que malheureusement je n’ai pas reconnu ses bottes. Tout le monde rigole puis il m’explique ce qu’il va faire. Il me dit encore que normalement ces opérations se font à trois personnes, mais que ce jour-là ils ne sont que deux, lui et une assistante. Le cardiologue me dit qu’il va me faire une coronarographie, me ballonner ensuite me mettre un stent dans l’artère qui est bouchée. Il doit se concentrer et me dit que nous allons nous taire et il me demande de prier. Je trouve merveilleux qu’un chirurgien soit assez humble pour avouer que la prière est efficace.

Après 5 jours d’hospitalisation, j’ai déjà pu rentrer à la maison.

Lors de ma visite médicale de vendredi dernier, mon médecin de famille, qui a reçu de l’hôpital de Bienne le rapport complet, m’a affirmé que les infirmières présentes au culte (alors que je ne lui ai pas dit que j’étais au culte, c’était dans le rapport) avaient fait un excellent travail. Les examens lors de mon arrivée à Bienne ont montré que mes organes internes ont été arrêtés. Donc ces examens confirment que Dieu m’a ressuscitée, je remercie notre Dieu ainsi que toutes les personnes qui sont intervenues pour les premiers soins, le massage cardiaque, avec de la nitroglycérine, ceux qui ont appelé l’ambulance, les personnes qui ont fait de la place afin que l’on puisse me sortir sur le brancard et surtout vous tous qui avez prié. Un merci particulier à Marcel qui a prié avec autorité contre les puissances de mort. Excuses-moi Manuel, toi qui avais préparé un message que tu n’as pas pu donner ! Merci au team de louanges qui nous a fait vivre le ciel sur la terre. A vous tous un grand MERCI ! Nous faisons tous partie d’une merveilleuse équipe. Vous me l’avez prouvé !! Que notre Dieu soit glorifié et remercié !

Cet événement a été comme un tsunami dans notre vie à Marc et moi-même! Il y a des décisions que nous avions prises qui sont remises en questions. Nous attendons, avec confiance, que Dieu nous conduise dans le chemin qu’Il a encore pour nous.

Comme vous pouvez le constater je vais bien. Je remercie Dieu pour Son pouvoir, Sa guérison. Je ne comprends pas pourquoi cela m’est arrivé ? Ce que je sais, c’est que je suis disciple de Jésus-Christ, je veux de plus en plus être à son écoute et surtout à son service. A toutes les personnes qui me conseillent de rester dans un fauteuil, je leur réponds que je ne le peux pas. Si je suis en vie, c’est pour servir mon Sauveur et mon Maître là où Il veut jusqu’à mon dernier souffle.

 Madeleine Girod 20.02.2015